Les combustions humaines spontanées :
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Sur la piste des micro-ondes

(Article paru dans la revue Sentinel News n° 16 Jan/Fev/Mars 2000).

        Cet article "abracadabrantesque",  je l'ai pondu suite au refus d'une lettre sensée paraître dans le courrier des lecteurs de la revue de Reims. Selon moi, un courrier des lecteurs n'a pas pour but de congratuler les auteurs d'une revue mais de critiquer de manière constructive leurs articles.
        Dans cette lettre, plutôt sévère, je m'insurgeais du manque de sérieux de certains articles publiés à la va-vite dans ce fanzine. Beaucoup d'intervenants se prenaient, hélas, pour de véritables ufologues. Tirant parti de cette auberge espagnole qu'est Sentinel News, certains en profitaient pour publier des inepties. 

        "Au royaume des aveugles, les borgnes sont roi !"

        J'ai fait de même, donc... ;-)

       Les combustions humaines spontanées (CHS) ou phénomènes d'auto-combustions n'ont toujours pas trouvé d'explication satisfaisante, pour ne pas dire rationnelle... Depuis plus de deux siècles, nombre de chercheurs se sont perdus en conjectures en s'efforçant de dénouer ce mystère insondable. Le phénomène semble pourtant plus fréquent que l'on ne croit et il est, de surcroît, particulièrement documenté.

Les caractéristiques communes

       La victime est bien souvent une personne d'un certain âge vivant seule et ne sortant guère de chez elle. Rares sont les témoins d'un pareil phénomène. En outre, ces derniers n'ont qu'une vision partielle de la situation. La combustion ne se limite qu'au corps de la victime, et la surface sur laquelle elle repose (plancher, meuble, mur, etc.). Le feu ne s'étend pas au mobilier environnant ; mobilier pourtant facilement inflammable.
       Dans de nombreux cas, les membres inférieurs ont été épargnés par l'incendie (plus rarement les membres supérieurs), même s'ils sont recouverts par des vêtements inflammables (bas, jupes ou pantalons de laine, lycra, nylon, etc.). De la partie supérieure du corps de la victime, il ne reste bien souvent qu'un amas de cendres. Or, pour en arriver à un pareil résultat, la température doit atteindre au minimum 1650°C. En effet, elle dépasse de loin celle d'un four crématoire comprise entre 650°C et 950°C, four dans lequel subsistent toujours des ossements calcinés. Les victimes ne se sont pas débattues. Elles ne semblent pas avoir conscience de leur malheur. On retrouve leurs dépouilles calcinées parfois dans un fauteuil ou dans leur lit. La combustion semble être rapide.
       Dans les cas de CHS, on ne relève aucune présence de produits inflammables (boisson fortement alcoolisée, produit ménager dangereux, fuite de gaz, etc.) ni de sources de chaleurs extérieures (feu de cheminée, poêle, bougie, briquet) susceptibles de provoquer la combustion de la victime. Pour les autorités, l'origine de l'incendie demeure toujours inexpliquée, mais il se déclenche vraisemblablement à l'intérieur du corps de la victime.

Trois hypothèses soutenues par des arguments plus ou moins sérieux

       - Pour expliquer le phénomène des auto-combustions, on invoque parfois l'embrasement soudain des gaz produits par notre flore intestinale (essentiellement du méthane). Une théorie pour le moins farfelue, car elle devrait être imputable au régime alimentaire suivi par les victimes (régime majoritairement constitué de féculents, de choux et autres aliments provoquant des flatulences à répétitions). Apparemment, il n'en est rien. En effet, à ma connaissance, la proportion de CHS n'est pas plus élevée dans les pays dont les habitants consomment traditionnellement une grande quantité de féculents.

       - D'aucuns chercheurs suggèrent aussi que la combustion humaine spontanée serait liée à une réaction chimique aberrante au niveau cellulaire. C'est l'hydrogène de nos cellules qui s'enflammerait grâce aux molécules d'oxygène issues de la respiration. La source de chaleur indispensable à la combustion du présent mélange (combustible et comburant), proviendrait d'une défaillance des mitochondries.
       Ces microstructures intracellulaires captent les molécules d'oxygène et libèrent de l'énergie sous forme d'ATP, (un nucléotide portant une liaison très riche en énergie). Pour d'obscures raisons, une mitochondrie libérerait à un moment donné un trop plein d'énergie, lequel provoquerait l'explosion du mélange hydrogène-oxygène. Il s'en suivrait alors une réaction en chaîne affectant très rapidement les mitochondries environnantes, puis celles des cellules voisines (Cf. Facteur X numéro 5).
       Toutefois, la théorie de la défaillance cellulaire n'explique pas la raison pour laquelle les membres inférieurs des victimes ne sont pas affectés par ce terrible mal. Il est par ailleurs étonnant qu'une pareille réaction chimique atteigne des températures aussi élevées. N'oublions pas non plus que le corps humain contient près de 70 % d'eau. Du reste, hydrogène et oxygène ne seraient pas présents à l'état gazeux dans nos cellules.

       - Dans son numéro 63, Facteur X accouche à nouveau d'un article sur les combustions humaines spontanées. Rejetant la théorie de la défaillance cellulaire, son auteur invoque à présent le fameux " effet de mèche ". Photos chocs à l'appui, on nous démontre que seules les parties du corps recouvertes de tissus peuvent s'enflammer. Une source de chaleur, toujours extérieure (allumette, cigarette, etc.), embrase accidentellement les vêtements de la victime. Agissant comme la mèche d'une bougie, les tissus liquéfient la graisse sous-cutanée. Par la suite, les vêtements du sujet s'imprègnent de cette graisse qui s'écoule peu à peu, ravivant de plus belle la combustion. Dans un pareil cas la température du corps pourrait dépasser les 1000°C ! L'expérimentation animale aurait d'ailleurs corroboré cette hypothèse, laquelle serait à ce jour la plus crédible, pour ne pas dire la plus raisonnable…
       Pour expliquer la passivité de la victime lors d'une CHS, on peut supposer qu'elle a préalablement perdu connaissance à la suite d'une crise cardiaque, d'une rupture d'anévrisme, ou autres affections soudaines. En outre, pour justifier la désagrégation totale des os de la victime, on invoque alors une déminéralisation osseuse pathologique appelée ostéoporose. Dans cette maladie qui touche principalement les femmes âgées (à l'instar des CHS), les minéraux des os sont peu à peu remplacés par de la graisse. Cette affection a pour conséquence une fragilisation du tissu osseux. D'où une combustion totale et rapide à des températures " raisonnables " avoisinant les 900°C.
       Certes, cette théorie est fort séduisante. Hélas, elle n'explique pas, elle non plus, la raison pour laquelle les membres inférieurs sont souvent épargnés par le sinistre. Elle ne tient pas non plus compte du fait que le feu prendrait de l'intérieur. En outre, on relève des cas de CHS chez de jeunes filles à priori en parfaite santé. Pour finir, si le feu prend de l'extérieur, il n'y a aucune raison qu'il ne s'étende pas au mobilier environnant et ne provoque un violent l'incendie.

       Dès lors, quelle explication donner à ce phénomène, et surtout quel rapport avec l'ufologie me direz-vous ? C'est ici que se situe le point central de cet article. En effet, nous connaissons, pour la plupart, les effets provoqués par des OVNI sur leur environnement extérieur et sur certains témoins s'en approchant de trop près.

L'hypothèse ufologique, une parmi tant d'autres

       Parmi les effets constatés lors d'une rencontre rapprochée de type 2, on mentionne de nombreux cas où l'OVNI émet un rayonnement qui dessèche ou consume la végétation avoisinante et provoque de graves brûlures sur le corps des témoins de la scène ; brûlures accompagnées d'affections comparables à une exposition à une source de radiations. Dans des cas plus rares, l'OVNI décoche en direction de l'observateur un étroit faisceau de lumière qui peut conduire au décès du sujet. Hormis le cas particulier du canadien Stephen Michalak, brûlé à bout portant par un jet de vapeur, les témoins étaient placés à plusieurs dizaines de mètres de l'OVNI. Dans ces cas bien précis, on est en droit de supposer que l'échauffement doit être considérable à proximité de l'appareil.
       D'après le physicien Jean-Pierre Petit, si les soucoupes volantes fonctionnent selon le principe de la magnétohydrodynamique ou MHD, la température pourrait atteindre les 3000°C à la surface de l'OVNI ; assez pour carboniser un être humain au point de le réduire en cendres en quelques minutes. L'OVNI disparu, l'hypothèse de la combustion humaine spontanée pourrait alors être invoquée dans le cas présent. Mais la victime devrait théoriquement être consumée de la tête aux pieds. Or, on ne relève jusqu'à présent aucun cas similaire dans les annales de l'ufologie. En outre, nombre d'observateurs ont pu s'approcher à quelques centimètres d'un OVNI en ne ressentant aucun trouble physique.

       Dès lors, plusieurs hypothèses, s'ouvrent à nous :

       Considérons que les OVNI sont tous équipés du même système de propulsion fonctionnant selon le principe de la MHD.
       - Si certains témoins de RR2 ont pu s'approcher de ces appareils sans difficulté, c'est que la fonction MHD était désactivée. De toute évidence, ils ont eu l'autorisation de s'avancer vers l'OVNI au point de pouvoir effleurer sa surface.
       Autre, hypothèse, les témoins étaient en présence de prototypes militaires et autres engins expérimentaux " inoffensifs " utilisés par les services d'espionnage de quelques superpuissances.
       - Les témoins malchanceux qui ont ressenti d'insoutenables " bouffées de chaleur " se situaient, comme nous l'avons dit, à une distance respectable de l'appareil non identifié. De deux choses l'une, soit la fonction MHD n'était pas désactivée ; soit les victimes ont été frappées par un rayon invisible dans le but de leur faire du mal, voire de porter atteinte à leur vie. Elles ressentent alors à l'intérieur de leur corps une chaleur intense ; chaleur qui se traduit par des coups de soleil sur les parties protégées par des vêtements. Inutile de vous dire que ce comportement hostile n'est pas rare. Nombre de témoins l'ont payé de leur vie.

L'hypothèse des micro-ondes

       Si tant est que l'on puisse les concentrer en un puissant faisceau, les micro-ondes peuvent générer pareil phénomène sur un être vivant. En effet, il faut savoir que le chauffage par micro-ondes prend naissance à l'intérieur même du corps à chauffer. Plus il est riche en molécules d'eau, mieux un organisme va absorber l'énergie des micro-ondes qui se transforme alors en chaleur du fait des frictions moléculaires. Or, les vêtements ne contenant pas de molécules d'eau, ceux-ci forment un obstacle à la dissipation thermique, accentuant ainsi la gravité des brûlures. Paradoxalement, les parties du corps qui sont protégées par les vêtements sont les plus atteintes. Pour plus d'informations, je recommande la lecture du livre de Thomas Jean intitulé " Synthèse OVNI " (Louise Courteau Editrice, 1999).
       Dans cet excellent ouvrage, l'auteur reprend, entre autres, le cas des deux soldats de l'armée brésilienne ayant observé un OVNI, la nuit du 4 novembre 1957. Alors que l'engin survolait leur base à une altitude moyenne de 50 mètres, les deux sentinelles ont l'impression de prendre feu à l'intérieur de leur corps. Le fort fut aussitôt plongé dans l'obscurité à la suite d'une panne électrique qui dura quelques minutes. On retrouva les deux hommes en état de choc ; on constata qu'ils présentaient de graves brûlures du premier et du second degré, notamment sous leurs vêtements. Un détail capital qui corrobore l'hypothèse des micro-ondes. Certes, les soldats ont apparemment survécu à cet incident. Dès lors, on peut raisonnablement supposer que l'intensité du rayonnement, le temps d'exposition et la distance de frappe n'étaient pas suffisants pour que leur corps se consume en l'espace de quelques minutes. L'intention des occupants de l'OVNI n'était sans doute pas de liquider ces deux hommes. Il fallait qu'ils puissent témoigner de leur mésaventure.
       Il est vraisemblable que dans le cas d'une CHS, causée par une exposition à un intense rayonnement électromagnétique, il y ait volonté de nuire. En outre, la carbonisation du corps est si rapide que le sinistre n'a pas le temps de s'étendre au mobilier environnant. Si les victimes ne se sont pas débattues, c'est que la mort doit être instantanée. Ou alors, peut-être se trouvaient-elles dans un état second. En effet, signalons le cas de cet homme qui se réveilla un beau matin nanti d'épouvantables brûlures sur une partie de son corps. En effet, les premières douleurs ne survinrent que quelques heures après son réveil. Le malheureux ne put s'expliquer l'origine de son malheur qui nécessita l'amputation de son avant-bras. A l'instar des victimes de CHS, les victimes d'enlèvements extraterrestres ne se souviennent que rarement de leur mésaventure. De plus, il leur arrive aussi d'en porter les stigmates.

Conclusions

       Je suis persuadé que dans les cas de combustions humaines spontanées, les enquêteurs n'ont officiellement pas analysé tous les paramètres du problème :
       - Les voisins ont-ils mentionné dans leurs témoignages l'apparition de pannes électriques au moment du drame ? Dans une moindre mesure, ont-ils constaté des interférences dans leur téléviseur ou dans leur radio. Ont-ils entendu des bruits suspects tel qu'un bourdonnement électrique ?
       - Sur les lieux du drame, il faudrait vérifier la présence d'aimantation par influence à l'aide d'une boussole. En clair, les objets métalliques ont-ils été magnétisés à proximité du corps de la victime ?
       - Le corps de la victime présente-t-il des traces de radioactivité ? Emission d'un rayonnement alpha, bêta ou gamma.
       - Les enquêteurs ont-ils perçu une odeur âcre, autre que celle se dégageant du corps carbonisé ? Si tel est le cas, il serait opportun de vérifier la présence anormale d'ozone (O3) dans l'air ambiant au moyen d'un appareil adéquat. Rappelons que l'ozone est un gaz issu de l'action ionisante du rayonnement ultraviolet. La magnétohydrodynamique, mode de propulsion supposé des soucoupes volantes, serait, elle aussi, susceptible de générer une grande quantité d'ozone (lire les travaux du physicien Jean-Pierre Petit). L'odeur de ce gaz ionisé est particulièrement nauséabonde. Autre point commun avec les apparitions d'OVNI, les victimes de CHS sont souvent seules à " vivre " leur expérience. Hélas, elles ne sont pas en mesure d'en témoigner…
       Certes, il est difficile de faire rentrer une soucoupe volante dans un appartement, me direz-vous. Il existe pourtant de nombreux cas d'OVNI dont la taille ne dépasse pas le mètre tels que les Foo Fighters. De toute manière, les rayonnements électromagnétiques peuvent très bien traverser les murs et par conséquent être émis de l'extérieur. Donner une origine extraterrestre aux combustions humaines spontanées reste néanmoins une pure spéculation.

En résumé

       Personnellement, je crois que la victime d'une CHS se voit exposée à un moment donné et dans des circonstances bien précises, à un puissant rayonnement électromagnétique artificiel. La ou les raisons de cet homicide (ou de cet accident) demeurent inexplicables. Les responsables de ce forfait n'ont jusqu'à présent jamais été officiellement démasqués. Bref, le crime est parfait ! Seules les parties du corps soumises à ce rayonnement se consument en commençant de l'intérieur. Si les membres inférieurs et plus rarement les membres supérieurs restent intacts, c'est que le faisceau se focalise sur le tronc du sujet (voir Cas de figure 1 et 2).





       Je laisse aux physiciens faisant preuve d'ouverture d'esprit, le soin de se pencher plus avant sur la question des combustions humaines spontanées. Le problème est relativement simple : les micro-ondes peuvent-elles être concentrées en un puissant faisceau pour être dirigées sur une cible déterminée ? Les effets sont-ils comparables à ceux d'une CHS ? Seule l'expérimentation en laboratoire pourrait nous le dire. Une occasion d'accréditer ou d'éliminer pour de bon l'hypothèse extraterrestre.


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